Les jours d'après
On ne m'avait pas tout dit sur la Malaisie. Ils conduisent à gauche ces petits malins. Avec le volant à droite. La totale. Ca ne paraît pas grand chose, mais du point de vue d'un piéton habitué au trafic européen, croyez-moi, ca peut sauver la vie. Mais même en connaissant maintenant ce subtil détail, je n'arrive pas à toujours comprendre ce qu'il se passe. Certaines routes ont 3 voies, deux dans un sens et une dans l'autre, mais intercalées. Vous ne comprenez pas? C'est normal. Retenez que c'est un peu bizarre.
Bizarre, bizarre, vous avez dit toilettes? Oui, le fameux petit jet d'eau qui remplace le papier toilette. C'est marrant dans la mesure où l'on est au courant. Il y a deux boutons à côté des toilettes. Un pour la chasse d'eau, l'autre pour le petit jet. Se tromper garantit un pur moment de rafraichissement, avec un magnifique jeyser sortant de la cuvette. Magnifique.
Bon, on est Jeudi, le rythme est soutenu, et je n'ai toujours pas eu le temps de voir la ville. Je m'apercois que les balades en ville ressemblent étrangement aux balades à Montréal en plein hiver. On marche tant qu'on peut, et quand on n'en peut plus, on rentre dans un magasin. A la différence près que c'est ici pour profiter de la clim, pas pour se réchauffer.
Il fait chaud, il fait humide. Oui, il y a des moustiques. Ils m'ont réservé un accueil des plus chaleureux. Et ils déconnent pas les moustiques. Ils te laissent une blessure de guerre d'un diamètre de 4 à 5 cm, tu ne peux pas la rater.
En ce qui concerne les petites coutumes locales, j'ai noté le rot au bureau. Mon voisin de derrière d'open space a passé une partie de sa matinée à lacher des rots balèzes, bien sonores. Je le soupçonne de boire des binouzes en douce.
Côté nourriture, toujours riz et pâtes au programme, mais toujours aussi peu cher. Je mange le midi pour 1 à 2 euros. 2 c'est la fête, tu prends un dessert. De toute facon avec la chaleur, peu de gens se sentent de manger énormément. C'est pas cher, certes, mais en contrepartie il y a parfois des surprises. Je me suis arrêté dans une échoppe indienne hier, une sorte de restau improvisé dans la rue. On te file une assiette de riz, et tu complètes avec des "choses", au choix. J'ai réussi à m'en tirer avec des haricots au piment, et deux bouts d'agneau (j'espère). La tête de poisson mort flottant dans une sauce rouge m'a peu inspiré. Il faut y croire en fait. Soit tu te concentres à mort, et tu te dis que tout est bon, soit tu oublies et tu fonces. J'ai choisi une troisième option: manger ce qui ressemble à qqch de connu.
Enfin, grosse expérience, j'ai tenté les nouilles chinoises au petit dej. Ca sera la seule fois, la nouille n'a pas apprécié la rencontre avec le café et le croissant. Elle est restée en place, mais aucune de ses compatriotes ne prendra le même chemin avant midi, 11h30 au plus tôt en cas d'urgence.
Voila les dernières infos. Je reste un peu coupé du reste du monde, je m'accroche à CNN et parfois à Google News. Les programmes télés sont... décevants. Mais je m'estime quand même chanceux d'avoir à l'hôtel une chaîne sportive qui diffuse les matches de la Champions League. Enfin certains matches. Et même des matches qualificatifs pour la Coupe du Monde. Enfin ceux de la zone Asie. Ouzbékistan-Koweit, Qatar-Laos...
Je me suis quand même surpris, dans un grand élan patriotique, à avoir comme premier geste ce matin la connection au site wap de l'équipe pour voir avec soulagement que la France avait enfin obtenu sa qualification. Il était temps.
Bon, il est 21h30, je vais partir en quête de nourriture (occidentale???).
Ah avant de partir: Jeudi prochain, invitation à la soirée de l'Ambassadeur. Des années que je rêve de dire à un ambassadeur: "Monsieur, vous nous avez vraiment gâtés avec Ferrero Rocher". J'espère qu'il va pas nous arnaquer avec des perles de coco, et des nougats aux cacahuètes.

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